Est-il un enfant simplement intelligent ou possède-t-il un haut potentiel ? Devez-vous lui faire passer les tests de QI ? Vous avez des doutes ? Petit tour d’horizon des signes révélateurs d’un enfant surdoué ! Des premiers pas hâtés
Un des comportements physiques significatifs d’un enfant surdoué est l’apprentissage précoce de la marche. Dans un extrait de la revue « Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence », parue aux éditions Elsevier, les experts notent que des nourrissons « recherchent la position debout à six mois en poussant sur leurs membres inférieurs et en vocalisant pour être entendus ».
Des mots aux phrases vite fait
Nombreux sont les enfants à haut potentiel (HP) qui connaissent une rapide acquisition du langage. Certains prononcent leurs premiers mots dès 12 mois et zappent sans complexe la période du « parler bébé ». Ils font rapidement des phrases complètes et audibles. Une facilité d’apprentissage qui leur ouvre la porte du monde des mots, à savoir… la lecture ! Insatiables, autodidactes, ils essaient de comprendre très tôt les règles de phonétique. Pourtant, le passage à l’écrit s’avère parfois difficile. « Ils peuvent pâtir d’une désynchronisation entre la pensée et l’écriture », souligne Hélène Catroux, psychopédagogue, consultante à Paris.
Une curiosité exacerbée
Ouverts, curieux, les enfants HP développent rapidement un intérêt particulier sur des questions existentielles. Les parents doivent alors affronter une vague de « pourquoi » sur des thématiques idéologiques, éducatives, environnementales… complexes. « Ils posent de nombreuses questions philosophiques sur la vie et la mort dès l’âge de 4 ans », explique Hélène Catroux.
En décalage avec le système scolaire
Jouissant d’une forme d’intelligence inédite, les actions répétitives les rebutent et l’apprentissage dicté les importune. La pensée prime sur tout le reste. Ce fonctionnement s’oppose parfois au système hiératique scolaire. Ne rentrant pas dans les cases normalisées de l’école, ils se sentent exclus, incompris. Et moins intelligents. Aussi perfectionnistes qu’effrayés par l’échec et le jugement des autres, ces enfants vivent mal ce décalage. «Comme si leur identité propre était touchée » ajoute Hélène Catroux.
Un sentiment de solitude
Les enfants précoces comprennent et sondent la vie quotidienne très tôt. Cette perception spécifique les pousse à rechercher un confort ou des réponses auprès des plus grands. « Ils doivent gérer la désynchronisation entre l’intellect et la vie quotidienne. ». Et peuvent être paralysés socialement face aux jeunes de leur âge. D’où une certaine solitude.
Une hypersensibilité accrue
Beaucoup d’enfants précoces connaissent une forme de compréhension dans le ressenti. Emotifs, et empathiques envers leur entourage, ils absorbent tout en véritables éponges humaines. Sans aucune protection. Sauf l’intérêt que leur portent leurs proches, et qui leur permet de dépasser les souffrances avec un accompagnement adapté.
Pour en savoir plus : Hélène Catroux, Arielle Adda, (2003) « L’enfant doué : L’intelligence réconciliée », aux éditions Odile Jacob.
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