Les troubles obsessionnels et compulsifs, aussi appelés TOC, concernent 2 à 3% de la population. S'ils se déclarent généralement chez le jeune adulte et chez le jeune adolescent, ils peuvent apparaître dès l'âge de 7 ans. Repérer les premiers signes permet de réagir au plus vite pour ne pas laisser la situation empirer. 1.Je vérifie, tu vérifies, il vérifie...
L'enfant vérifie tout, tout le temps, plusieurs fois ; le robinet est-il bien fermé ? La porte bien enclenchée ? La lumière vraiment éteinte ? L'enfant atteint de trouble anxieux peut ainsi souffrir de compulsions, des actes répétitifs qui lui servent à se rassurer et contre lesquels il ne parvient pas à lutter.
2.Peur disproportionnée
L'enfant a peur, et rien ne peut le rassurer. Il peut craindre les microbes, que ses parents disparaissent, de tomber malade, qu'une catastrophe survienne, de ne pas pouvoir s'empêcher de commettre quelque chose de mal... Ces pensées, qu'on appelle obsessions, sont très handicapantes pour l'enfant qui en souffre car il va passer du temps à tenter de les repousser et ressentir une grande détresse.
3.Surplus d'hygiène
L'enfant qui se lave les mains ou le corps sans arrêt souffre de compulsions. Les lavages répétés peuvent trouver leur origine dans une peur de la saleté, des germes ou des microbes qui pourraient entraîner une maladie. Les enfants pratiquant le lavage répété présentent parfois des signes physiques (blessures à force de frotter ou peau asséchée par le savon, par exemple).
4.Gratter, arracher, ronger...
Autre compulsion : le fait se gratter, parfois jusqu'au sang, de se ronger les ongles ou encore de s'arracher des cheveux, les sourcils ou les cils. Ces actes, qui confinent à l'automutilation, traduisent une forte anxiété et ont pour objectif inconscient de détourner l'attention de l'enfant de ce qui l'angoisse.
5.Le rituel qui dure
Tous les enfants ont leurs petites manies ; au moment de manger, de se coucher... ces petits rituels font partie de leur construction et sont tout à fait normaux. Le problème se pose lorsque le rituel se prolonge et que l'enfant ne parvient pas à s'arrêter. Il compte les carreaux de la salle de bain, répète des mots, vérifie ce qu'il a écrit... et cela durant parfois une heure. Cela n'a rien d'un caprice : c'est l'expression d'une souffrance qu'il convient de prendre en compte.
Et côté traitement ?
Les guérisons spontanées sont rares, il est donc conseillé de prendre contact avec un pédopsychiatre. L'approche généralement utilisée prend la forme d'une thérapie analytique ou comportementale qui pourra si besoin être soutenue par un traitement médicamenteux défini avec le praticien.
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