Il joue à la poupée. Rassurez-vous ! Ce n’est pas le signe d’un trouble de l’identité. Au contraire. Cette activité peut l’aider à se construire individuellement et à s’opposer aux diktats sociaux, de toute manière en perte de vitesse depuis une dizaine d’année : les poupées pour les filles, les petits soldats pour les garçons. Or, jouer à la poupée est un plus pour les petits garçons. 1-Le développement des sentiments
Il est naturel pour un garçon de jouer à la poupée ou avec un animal dans la petite enfance. Doux au toucher, les poupons ou autre peluche assurent un développement positif chez le petit homme, notamment celui des sentiments. Le contact qu’il entretient avec sa poupée amorce les prémisses de ses futures relations humaines. Il apprend les sentiments d’attachement, de tendresse, et de protection.
2- L’apprentissage des différences
Jouer à la poupée pour un petit garçon peut être un moyen d’apprendre les différences de sexe. Il existe des poupons sexués qui permettent une identification car « ils sont comme eux ». C’est pourquoi la structure familiale est déterminante. Le papa doit véhiculer une image positive pour que le garçon construise son identité sexuelle, et incarne, à travers sa poupée, un rôle masculin.
3- La manifestation de sa personnalité
Jouer à la poupée pour un garçon peut s’apparenter à une forme d’opposition à la « norme » sexuée des jouets, à une revendication de son droit à jouer comme il l’entend. Contrairement au doudou ou à la peluche, la poupée esquisse des traits humains, créant ainsi une empathie avec l’enfant. La poupée pourra servir « d’acolyte » ou même de confident pendant ses parties de jeux. Il est donc important que les parents laissent jouer librement leur garçon avec sa poupée. L’attrait pour ce jouet ou pour la dinette reste temporaire.
4- La concrétisation de la vie familiale
La projection que joue la poupée est importante. Elle permet au garçon de concrétiser les rôles dans la vie familiale et d’endosser la position de papa et maman. Sa poupée lui donne la possibilité de rejouer des scènes de famille par mimétisme « comme papa le fait ». Il incarne alors le rôle masculin. La poupée sert également de transfert. Il peut revivre avec sa poupée une dispute avec ses parents qu’il n’a pas digérée, et ainsi extérioriser son mécontentement. Le jeu d’identification que l’enfant met en place avec sa poupée est très formateur dans sa construction individuelle.
Pour en savoir plus :
« Les jouets ont-il encore un sexe ? », étude réalisée par ABC+ pour l’Observatoire de Fisher Price.
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