A l’approche de la rentrée, notre petit potache se ronge les ongles d’anxiété ? Pas de panique, ce symptôme est très fréquent pendant l’enfance. Pour l’aider à s’affranchir de cette pratique, il suffit d’apprendre à bien réagir devant son angoisse. 1-Dédramatisez !
Que ce soit un acte ponctuel ou durable, la racine de cette pratique est la même, à différents niveaux d’intensité, l’angoisse. Inutile de s’affoler à l’idée que notre enfant soit tellement impressionnable. « Beaucoup de cas bénins se résolvent d’eux-mêmes à l’adolescence », constate le Dr Bernard Auriol, psychiatre et psychanalyste. Inutile d’accroître le sentiment d’angoisse de l’enfant en lui donnant l’impression que nous sommes déstabilisés par ce qu’il ressent et qu’il manifeste en se rongeant les ongles.
2-Encouragez-le à parler de ses craintes
La caractéristique de cette activité est que l’enfant « mord un instrument d’auto-défense ou d’agression, souligne le Dr Bernard Auriol, psychiatre et psychanalyste. Au niveau symbolique, il s’attaque à sa propre arme, l’angoisse étant liée à une agressivité refoulée, un sentiment de culpabilité. Certains enfants s’attaquent aussi aux ongles des pieds pour, du point de vue allégorique, se désarmer, se punir, voire même s’automutiler dans des cas extrêmes. » Il est donc important de cibler la raison de cette automutilation, en lui permettant d’extérioriser ses ressentis. « Il faut lui expliquer que l'on se ronge les ongles quand on est stressé ou inquiet, et que si quelque chose le tracasse, il peut nous en parler», précise le Dr Candice Blondeau, pédopsychiatre. Les facteurs de stress les plus fréquents sont l’école, les changements de vie, les déménagements. Et l’insécurité. Les parents peuvent alors agir sur des situations, questionner l’enfant sur ses émotions. Une manière de se concentrer sur l’origine, et non sur l’acte en lui-même, aussi agaçant puisse-t-il être.
3-Donnez-lui des outils antistress
Les balles anti-stress ou encore les vernis amers peuvent être des atouts pour lutter contre cette pratique. Pour des cas d’anxiété légère, il suffit parfois de lui apprendre à se détendre, à s’ouvrir aux autres, à le pousser vers des relations épanouissantes avec d’autres enfants, et surtout le sécuriser sur les points qui l’effraient. En général, une fois la relation de confiance établie, les choses s’améliorent rapidement surtout si on convient avec lui d’un petit signe complice qui lui signale qu’il est en train de se ronger les ongles. Mais il n’est pas inutile d’aider l’enfant à évacuer son angoisse avec des exercices de relaxation, ou encore du sport qui, outre l’apaisement que cela procure par réaction biochimique, permet aussi d’occuper l’enfant qui n’a plus le temps, alors, de se ronger les ongles. En cas de trouble persistant, la consultation d’un pédopsychiatre s’impose afin d’aider l’enfant à résoudre son problème.
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