Notre enfant a des difficultés à l’école. Il a du mal à s’appliquer. Il n’arrive pas à s’exprimer et refuse catégoriquement de lire. Face à ses premières difficultés scolaires, il faut adopter la bonne attitude le plus tôt possible. Comment réagir ? Tous les parents rêvent d’avoir un petit génie, brillant en classe. Mais l’école peut être aussi synonyme de difficultés. Pour que ces petits problèmes scolaires ne se transforment pas en échec ou en lacunes, les parents doivent être vigilants et réagir rapidement.
Face aux difficultés que peut avoir notre petit à l’école, il arrive que nous ne sachions pas comment réagir. Sévir ? Donner plus de travail ? Etre indulgent ?
Procéder par étape
La première étape ? Rencontrer et discuter avec son instituteur, en présence de notre enfant. Nous saurons alors quelle est l’origine de son mal : dyslexie, troubles de vue ou d’audition, problèmes de diction ou de compréhension, inattention, manque d’intérêt. Il se peut aussi que l’instituteur nous interroge sur l’environnement familial. Les enfants présentent parfois des signes de difficultés en réaction à un conflit : différends au sein du couple, nouveau compagnon, famille recomposée avec nouveaux enfants, nouvelle naissance dans la famille et c’est un mal-être scolaire qui se fait sentir. L’instituteur peut nous conseiller de consulter un spécialiste ou une structure spécialisée.
De notre côté, nous devons faire de notre mieux pour apaiser l’angoisse de notre enfant. Première règle : dédramatiser l’évènement. Selon les spécialistes, il est important que la difficulté scolaire apparaisse telle qu’elle est, soit une étape nécessaire à un apprentissage. Le tout c’est d’identifier la ou les raisons des difficultés et procéder par étape.
L’âge et les causes de ce relâchement détermineront la manière que nous adopterons pour aider notre enfant. Si le cas de notre enfant ne nécessite pas de spécialiste, mais que la communication passe mal entre lui et nous, les grands-parents ou une autre personne peuvent voler à notre secours. Ces relais pourront ainsi le soutenir et l’aider à surmonter ses difficultés.
Parallèlement, nous pourrons profiter de ce temps pour valoriser les efforts entrepris par notre enfant, que ce soit pour ses notes ou pour ses activités extrascolaires. Par ailleurs, évitons absolument les éternelles comparaisons : "Pourquoi tu ne prends pas exemple sur ton grand frère ?". Elles ne servent à rien. Au contraire, elles ne font que renforcer le sentiment d’échec.
Si la situation est plus grave, par exemple, en cas de dyslexie pathologique, c'est-à-dire, qui persiste au-delà de première année de l’entrée en cours élémentaire ou en cas de réel blocage, il vaut mieux nous référer à un expert. Il se peut même que nous soyons dirigées vers un "Rased", Réseau d’aide à la scolarité et au développement. Ces institutions regroupent psychologues scolaires et éducateurs en psychopédagogie et psychomotricité.
Plus nous réagirons rapidement, plus vite nous pourrons aider notre enfant à rattraper ses retards. Le tout c’est de ne pas dramatiser la situation.
|