Cela fait des années que nous savions que cela arriverait un jour, mais on a quand même du mal à s’y faire. L’école primaire c’est l’école des grands et notre petit devra s’adapter et adopter d’autres amis et habitudes. Ce qui lui laissera moins de temps pour nous ! En y pensant, on ne peut s’empêcher de paniquer tout en étant heureuse. L’entrée au primaire n’est pas une simple évolution mais un événement qui amène beaucoup de changements. Notre petit se trouve plus grand car il l’est. Le monde imaginaire qu’il chérissait s’efface petit à petit pour laisser place à la réalité : les copains, les devoirs et les soucis. Déjà ! Mais c’est à nous de ne pas jouer à la mère poule et le laisser devenir plus indépendant : notre relation avec lui évoluera.
Plus d’heures de travail
La rentrée en primaire est d’abord synonyme de nouveautés ! Nouveaux cartable, vêtements et accessoires scolaires, il y a de quoi rendre l’entrée au primaire exceptionnelle. Mais au-delà de ces petites choses que notre petit a mis un point d’honneur à choisir, il y a le besoin de voler de ses propres ailes et de s’affirmer comme un grand. Il sera parmi les grands, fera les mêmes choses qu’eux et ramènera des devoirs à la maison.
La transition de la maternelle à l’école primaire bouleversera parfois nos habitudes mais l’important c’est de ne pas en faire un drame. Car même si notre petit se donne des allures de grand, il compte toujours sur nous pour le rassurer. Il se sent indépendant parce qu’il a des repères stables, ses parents. Avec un programme scolaire de moins en moins ludique, de nouvelles matières à maîtriser et la note à maintenir. Il lui faudra beaucoup de soutien ! En plus, il ne pourra plus bouger comme il le faisait à la maternelle. Toutes ces activités auront raison de sa petite tête et de ses capacités, car 26 heures de travail, ce n’est pas facile à gérer !
Des préoccupations d’enfant
Plus d’enfants signifie plus de conflits car chaque relation a ses hauts et ses bas. Comme on s’est gardée de trop intervenir dans ses amitiés à la maternelle, on adoptera la même attitude pour le primaire. On fait bien attention à ne pas prendre parti en sa faveur car il pourrait prendre cela comme une permission de faire ce qu’il veut.
Pour lui, ce changement sera aussi marqué par "les grands", ceux qui ne sont pas en CP. Gardons un œil vigilent sur les relations entre les grands et les petits. Les enfants ne sont pas toujours tendres entre eux !
Histoires de jalousie entre copains… Notre petit ne sera pas le seul à être pris au piège de la jalousie. On pourrait aussi tomber dans le panneau parce qu’il affirme que sa nouvelle idole, sa maîtresse, est extraordinaire. Désormais, tout ce qu’elle dit sera parole d’évangile et on sera parfois critiquée en fonction de ce qu’a dit "cette dame qui sait tout". Pas la peine de s’énerver, au contraire, c’est le moment d’expliquer que les adultes ne sont pas parfaits et que l’on fait des efforts. Pour un enfant, le changement d’environnement et d’activités est déstabilisant, il a donc besoin de trouver un socle pour s’accrocher, alors pourquoi pas son instituteur.
Une entrée au primaire, c’est beaucoup de changements en perspective mais ceux-ci se feront sans gêne si on reste zen. Pas de pression pour qu’il soit le meilleur ou pour qu’il soit comme les autres. On est là pour le soutenir et lui rappeler à quel point on est fière de lui. Certes, on ne sera plus sa "maman chérie" mais on sera toujours sa maman, une adulte qui connaît tout, après son professeur !
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