Ce trouble du langage pointe son nez alors que notre petit commence à parler. Avec de la patience et de la compassion, le bégaiement peut partir comme il est venu. Quand il persiste, on met alors tout l’entourage à contribution. Pa…pa...papa, que c’est mignon cette hésitation quand ces mots sortent de la bouche de Bébé. Normal quand il commence à parler, mais anormal quand le bégaiement persiste jusqu’à la petite enfance. Ce trouble de la parole, qui touche plus de 600 000 personnes, a plusieurs origines. Très courant chez les petits de deux à quatre ans, surtout les garçons, le bégaiement peut aussi survenir après un changement à la maison, un problème dans la famille ou un choc émotif. Le dépistage n’est toujours évident, mais le traitement est souple.
Ne pas le bousculer
Notre enfant a trois ans, il traîne et répète sans arrêt ses syllabes, ce qui nous énerve. Mauvais réflexe, on aggrave son trouble en le brusquant. Le bégaiement peut disparaître de lui-même avant ses quatre ans si l’entourage y contribue. Un enfant déjà bousculé le sera encore plus si on se montre impatient envers ses maladresses orales ou si on se moque de lui ! Il y a trois types de bégaiement qui peuvent affecter notre petit. Quand il mange la première syllabe d’un mot ou même la troisième, c’est un bégaiement tonique. Si au contraire il répète la même syllabe, il souffre d’un bégaiement clonique. On le dit toniclonique quand il s’arrête et répète ses mots sans pouvoir les dire correctement.
Notre petit bègue tout le temps alors qu’on n’a pas de bègue dans la famille ? Ce trouble pas forcément héréditaire peut apparaître à certaines heures de la journée seulement. Alors, à nous de débusquer le bégaiement et une fois qu’on l’a repéré, de le prendre en douceur. Si notre enfant est à l’école, consultons la maîtresse, et lui demandons quand notre petit bègue. On consulte le pédiatre s’il continue de bégayer après un mois. Plus on détecte le trouble tôt, plus vite il sera guéri.
Le traitement dépend beaucoup de l’entourage
Nous ne nous étonnerons pas si le pédiatre ou l’orthophoniste convoque toute la famille, sauf notre petit bambin. Le traitement dépend beaucoup de l’entourage qui doit se montrer patient et éviter de rappeler à l’enfant qu’il n’est pas comme les autres. Quand notre enfant refuse de parler de peur qu’on se moque de lui, le pédopsychiatre peut être appelé à la rescousse. Le bégaiement n’entame pas les capacités intellectuelles de notre petit, sinon Darwin ou Aristote passerait pour des cancres. D’ailleurs, la guérison est quasi-totale. Notre rôle est déterminant car il viendra vers nous à chaque fois qu’il est humilié et qu’il a fait des choses importantes. En le traitant comme un enfant qui parle normalement et en ralentissant notre débit, on avance plus facilement vers une guérison complète.
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