Depuis la rentrée, nous n’entendons que des éloges de sa maîtresse. « Maîtresse a dit ci, maîtresse a fait ça…» Et un peu agacés, nous trouvons que cette maîtresse parle beaucoup quand même! Mais au lieu de laisser place à la jalousie, il vaut mieux se demander si notre enfant l’idolâtre tout court ou s’il arrange un peu la vérité ?Normal qu’elle est autant d’impact sur notre petit ! C’est elle qui l’accompagne toute la journée. Il est admiratif devant cette dame (ou ce monsieur !) qui est capable de s’occuper d’une vingtaine de bambins à la fois alors que maman serait vite débordée !
Une double vie ?
A l’école, la maîtresse est notre substitut. Elle représente la figure maternelle. C’est elle qui protége, gronde, soigne les bobos et rassure. Et comme maman et papa à la maison, elle représente la loi. Elle dicte ce qui est autorisé et ce qu’il est interdit de faire. Mais elle est aussi et surtout celle qui apprend les nouvelles choses à nos bambins. Alors forcément, ce que dit la maîtresse tient souvent lieu de vérité absolue ! Ne nous formalisons pas pour si peu. Avec un « la maîtresse a dit que… », notre enfant nous montre simplement qu’il a compris la règle énoncée par la maîtresse et qu’il l’applique. Pour se construire et s’émanciper du cercle familial, il a besoin d’accorder de la valeur à ce qu’elle dit. Et pour éviter que les principes éducatifs de l’enseignante n’entrent en conflit avec les nôtres, il suffit d’expliquer à loulou que les règles peuvent changer d’un endroit à l’autre. Il peut ainsi peindre la table de l’école, mais pas celle de la maison par exemple !
Libre Interprétation
Mais quand arrive le moment de prendre le bain et que notre petit nous annonce que « la maîtresse a dit que les petits enfants ne doivent pas se laver avant le coucher », là il pousse le bouchon un peu loin ! Et quand il soutient dur comme fer qu’elle a bien dit ça, on commencerait presque à s’énerver. Il faut évidemment faire le tri dans les soi-disant dires de la maîtresse. Notre petit s’invente tout simplement de nouvelles règles que l’évocation de la maîtresse est sensée crédibilisée. Il n’est pas pour autant un menteur. Pour simplifier : il prend ses rêves pour la réalité ! La solution n’est donc pas dans la punition ni même dans l’expression d’un ras le bol de la maîtresse. Il faut plutôt lui demander s’il a vraiment compris ce qu’elle a dit et éventuellement lui proposer d’en discuter avec elle !
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