Nous aspirons toutes à une relation parfaite avec notre enfant, sans tension ni dispute. Bien que nous faisions notre maximum pour les élever dans les conditions idéales, il arrive que nous perdions patience devant des actes de rébellion. Comment faire pour éviter ces petites prises de becs ? Difficile de rester zen devant un petit, haut comme trois pommes, mais qui rechigne à se laver, boude son bol de soupe ou qui refuse de se coucher. Ces situations sont souvent la cause de disputes. Et ce même si nous avons fait de notre mieux pour l’élever dans les meilleures conditions.
Et pour cause, voulant à tout prix être à la hauteur, nous en venons à oublier que notre enfant n’est heureux que si nous sommes heureux. Le mieux est d’adopter une attitude décontractée. Ainsi, nos exigences deviennent un plaisir pour lui, surtout quand on sait que les enfants ont soif de découvrir et d’apprendre du moment que nous ne sommes pas constamment sur leur dos.
Etant très centré sur lui-même, l’enfant jusqu’à l’âge de cinq ans ne sait pas tenir compte des autres points de vues. Tout ne doit tourner qu’autour de lui, de ses besoins et ses désirs. De plus, il ne sait pas comment négocier, ne comprend pas encore qu’on n’obtient pas systématiquement gain de cause. Il arrive aussi que notre enfant décide de faire une bêtise pour capter notre attention.
Comment réagir ?
S’énerver et tenter de le raisonner comme si nous avons affaire à un adulte n’est certainement pas la bonne méthode à adopter. Même s'il est parfois plus facile de lui céder, il est préférable de maintenir fermement les interdits posés au départ.
Par exemple, il refuse le plat du jour, proposons-lui d’y goûter et en échange nous lui ferons des pâtes cuisinées différemment trois jours de suite. S’il refuse catégoriquement de céder, il est temps de lui montrer que c’est nous qui décidons des lois de la maison. S’il ne veut pas avaler le nouveau plat, il n’aura rien d’autres si ce n’est la suite du repas, fromage, yaourt ou dessert.
Il refuse de dormir. S’il a bien mangé, qu’il est propre et qu’il ne fait pas de fièvre, il n’y a aucune raison pour qu’il pleure, sauf s’il ne veut pas être seul. Restons quelques minutes avec lui, une petite lecture, un gros câlin et laissons-le s’endormir. Inutile de venir le surveiller plusieurs fois de suite. Il finira par se calmer.
Féliciter les attitudes positives
Pour éviter les conflits, il est bon aussi de souligner les attitudes positives de notre enfant. Par exemple en le félicitant s'il a rangé sa chambre, plutôt que de souligner négativement les comportements que nous désapprouvons. Ainsi, il comprendra que nous lui portons aussi de l'attention quand il fait quelque chose de bien. En le grondant systématiquement nous courrons le risque qu'il fasse des bêtises dans l'unique but d'attirer notre attention.
La plupart des parents et des enfants se disputent de temps en temps. En revanche, certains conflits peuvent échapper à notre contrôle. Avant que la situation ne dégénère, il vaut mieux isoler le petit récalcitrant dans sa chambre en attendant que nous nous calmions, parents et enfants. Si nous n’arrivons pas à gérer, il vaut mieux demander conseil à notre pédiatre, à sa maîtresse ou à un psychologue, sans avoir peur d’être jugées.
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