Les relations entre frères et sœurs ne sont pas toujours au beau fixe. Jalousie, différence d’âge ou de sexe et besoin d’individualité sont souvent à l’origine des désaccords et des conflits. C’est à nous, parents, que revient la tâche d’éviter ces petites chamailleries pour favoriser une meilleure entente entre nos enfants. Certes, nos enfants s’adorent mais ils se chamaillent aussi. A part la jalousie, qui est souvent la cause des disputes, la source des bagarres est diverse : refus de l’aîné de prêter son jeu vidéo ou bien le dernier qui fait un boucan d’enfer pendant que son grand frère fait ses devoirs... C’est à nous de favoriser une relation harmonieuse entre nos petits.
Car avec l’arrivée de bébé à la maison, notre aîné croit avoir perdu l’exclusivité de l’attention de ses parents. Pour nous le montrer, il pique des crises, refuse de s’alimenter ou ne veut plus s’endormir seul dans sa chambre. Pour les spécialistes, ce sentiment de jalousie est normal. Ces revendications révèlent généralement un désir d’accéder à une autre étape de sa vie. Toutefois, il faut être attentives. Si les limites de l’acceptable sont franchies, en grandissant nos enfants risquent ne pas s’entendre.
Se connaître pour mieux se tolérer
Une des règles essentielles avec une nouvelle naissance, c’est de faire participer notre aîné à l’aventure. N’attendons pas que bébé soit là pour lui en parler. Ainsi, petit à petit, notre plus grand comprendra que son petit frère ou sa petite sœur ne vient pas lui voler sa place. Evidemment, il sera toujours un peu jaloux en nous voyant être aux petits soins avec bébé, mais cela ne durera pas trop longtemps. En lui faisant comprendre combien son aide nous est précieuse, notre aîné s’intéressera davantage à bébé. Peu à peu, il aimera jouer avec lui, partager ses jouets et pourquoi pas sa chambre ! Mais si la jalousie persiste, ne le culpabilisons pas : nous pouvons lui expliquer que sa réaction est normale et qu’il peut prendre son temps pour aimer ce nouveau-né. Mais pas question de lui faire du mal !
Favoriser l’entente entre nos enfants passe aussi par une alternance équitable des privilèges et des satisfactions. Quand une bagarre éclate, ce n’est pas parce le plus petit pleure qu’il a forcément raison. C’est d’ailleurs la première règle prônée par la psychanalyste Françoise Dolto. En "faisant la police", nous risquons de figer les comportements en attribuant à l’un le rôle d’agresseur et à l’autre celui de victime. Et nous ne sommes pas nécessairement justes dans notre décision.
Si l’un des deux se fait mal et que nous n’avons pas vu ce qui vient de se passer, le mieux c’est de nous occuper du blessé sans le chouchouter et sans blâmer l’autre. Évitons de demander "qui a commencé ?". Ainsi, nos enfants ne se considèreront pas comme des rivaux par rapport à l’amour et l’intérêt que nous portons à chacun.
Partager la même chambre ! Pourquoi pas ?
Ils veulent partager une seule chambre, mais nous doutons. Pourtant des frères et sœurs âgés d’un peu plus de trois à quatre ans et qui ont déjà partagé la même chambre expriment très souvent le désir de rester ensemble. Et cela se vérifie d’autant plus quand il s’agit d’enfants du même sexe et que la différence d’âge est faible. Se retrouver ensemble leur laisse le temps de s’apaiser. La présence chaleureuse et protectrice de l’autre fait qu’ils dorment mieux et font moins de cauchemars.
Cela leur apprend également à vivre ensemble en respectant l’autre. Vivre côte à côte leur permet de régler leurs différends sans systématiquement faire appel aux parents. Ils vivent ensemble, se parlent, se chamaillent… Mais peu à peu, ils commencent à se prêter quelques jouets et apprennent à se respecter. La complicité devient plus grande même si les chamailleries et les querelles ne disparaissent pas. Si les enfants sont de sexe opposé, la séparation se fera d’elle-même.
Avoir des enfants qui s’entendent à merveille ne relève pas que du rêve. C’est dans le domaine du possible. Il suffit simplement que nous leur montrions la voie.
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