Les liens qui unissent les frères et sœurs au sein d’une famille sont faits de différents sentiments : amour, rivalité, complicité, etc. Parfois, avec l’âge, les relations deviennent plus soudées mais elles peuvent aussi se dégrader. Quoi qu’il en soit, nous sommes appelés à vivre avec.
Les parents rêvent tous d’une fratrie unie où règne l’amour, la solidarité, le respect et le partage. Or, comme nous sommes tous différents, il est clair que l’unité fraternelle est souvent effritée par des conflits et des rivalités qui nous désolent.
"Il ne faut surtout pas penser que des frères et sœurs qui se disputent ne s’aiment pas", souligne le pédopsychiatre Marcel Rufo. "La fratrie est une guerre physique, affective, verbale : les petits veulent égaler, voire dépasser les grands, qui, de leur côté, mettent tout en œuvre pour préserver leur suprématie."
Apprentissage de la vie
Mais il y a aussi du bon de grandir avec des frères et sœurs. Cela aide à affirmer la personnalité et à se socialiser. Bien que nous n’aimions pas voir nos enfants se quereller, il se trouve que les petites disputes les aident à tester leurs limites et à régler, sans l’aide de qui que ce soit, leurs différends. En vivant en communauté, les enfants apprennent à ne pas penser qu’à eux mais aussi aux besoins des autres. Par exemple, on respecte le programme de télé préféré du petit frère, on ne fait pas de bruit quand l’aîné est au téléphone ou encore on partage sa chambre et ses jouets avec le petit dernier.
Toutefois, il est important de cultiver les différences entre frères et sœurs. Chacun doit pouvoir être lui-même, chacun doit pouvoir s’exprimer au mieux de ses potentialités. C’est pourquoi, il ne faut pas s’inquiéter si nos enfants ont des activités de prédilection différentes. Au contraire, il nous faut répondre, être présentes pour chacun d’eux, les encourager du mieux que nous pouvons sans jamais démontrer une éventuelle préférence pour l’un d’eux.
En dépit de notre désir d’avoir des enfants qui s’aiment, il arrive parfois que des conflits persistent au sein de la fratrie. Dans ce cas là, il serait peut-être judicieux d’avoir recours à l’intervention d’une tierce personne.
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