La place qu’occupe nos enfants dans la fratrie est-elle en leur faveur ou pas ? Etre l’aîné, est-ce un avantage ou un inconvénient ? S’il est vrai que nous avons certaines attentes vis-à-vis de notre premier enfant, les spécialistes pensent que le rang n’a pas d’importance. La place qu’occupe un enfant dans la famille, a-t-elle une réelle importance ? Ce ne serait qu’un vieux concept, commentent les spécialistes. Mais il se trouve qu’on continue à étudier le comportement et la vie en société des membres des fratries en fonction de leur rang de naissance.
Une étude réalisée par des chercheurs norvégiens et américains estime que les aînés connaissent plus de succès dans leur parcours scolaire que leurs plus jeunes frères et sœurs. Réalisée sur des sujets ayant entre 16 et 74 ans pendant la période 1986 à 2000, les recherches ont démontré que les benjamins touchent moins d’argent et ont tendance à travailler à mi-temps. Autre fait, les benjamines se retrouvent plus facilement filles mères.
L’aîné, celui qui transmet
Si les conclusions de cette étude peuvent nous paraître un peu trop pessimistes, d’un point de vue général, l’aîné est celui qui sert de modèle. Il est celui qui demeure le plus fidèle aux valeurs de la famille. C’est ordinairement vers lui que nous nous tournerons pour nous confier en cas de problème. C’est lui qui a la charge de recueillir les informations pour ensuite les rapporter aux autres.
Et c’est probablement à cause de notre façon de nous comporter avec eux que les aînés ont tendance à adopter cette attitude de chef de bande très tôt d’ailleurs.
Ce qui peut paraître comme une aubaine a également ses inconvénients. En plaçant tout notre espoir sur le premier de la famille, ce dernier vit avec la pression de devoir honorer cette confiance. Il se sent presque obligé de réussir pour l’honneur de son « rang ». A nous, parents, de ne pas lui mettre trop de pression. Ses petites épaules ne sont pas assez solides pour seconder la mère et il n’a pas à assumer le reste de la fratrie.
D’autre part, d’un point de vue scientifique, le premier enfant a le plus de chance de développer des allergies. Une étude, publiée dans la New Scientist magazine, révèle que les premiers nés ont un taux élevé de immuno protéines (IgE) dans le sang. Cette substance est intimement associée aux allergies et serait associée aux changements hormonaux. En effet, les chercheurs avancent que le taux de substances chimiques dans le placenta aurait tendance à diminuer avec le nombre de grossesse, soit qu’il serait supérieur pour le premier enfant par rapport au deuxième et encore plus pour le troisième. Ce qui expliquerait que les premiers nés soient plus aptes à faire des allergies. Autre fait marquant, selon les spécialistes, les parents seraient plus à l’aise avec le deuxième. Les fruits de l’expérience peut-être ?
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