L’éducation que nous avons reçue était-elle meilleure que celle que nous offrons à nos petits ? Les enfants d’il y à 50 ans étaient-ils différents des nôtres ? Que s’est-il passé et surtout qu’allons-nous faire ? La violence a toujours fait partie de notre société. Ce qui a changé, c’est surtout les formes qu’elle a prises ces dernières années. Notre façon d’élever nos enfants a beaucoup évolué, la structure de la famille n’est plus la même et ces répercussions sont assez conséquentes sur le comportement de nos petits.
Nos enfants naissent avec tous les privilèges de la technologie : télévision, ordinateur et consoles de jeux, tout ce qu’il faut pour qu’ils aient une notion de violence. Ils sont la proie des images violentes qui peuvent les inciter à imiter ce qu’ils voient parce qu’ils ont un esprit très malléable. De plus en plus de spécialistes pointent du doigt la télé et les jeux vidéo où il y a un nombre grandissant d’images sanguinolentes. Un accès sans restriction à ces médias est une fenêtre ouverte sur la violence. Petit à petit, les enfants intègrent cette violence, l’assimilent et la considèrent comme normale.
Il ne faut pas non plus écarter le fait que nos enfants aient également un "potentiel violence". Dès le plus jeune âge, ils sont capables d’actes violents, mais ni nous ni eux n’avons conscience de cette agressivité qui couve. D’après une étude faite par le Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale (GRIP) au Canada, on note que dès leur entrée en maternelle, les enfants développent une certaine agressivité. Ils sont agités, vont très rarement les uns vers autres et les relations qu’ils partagent sont assez difficiles. Certains enfants seront plus enclins à l’agressivité que d’autres. Il faut alors leur apprendre à canaliser cette énergie de manière positive. L’agressivité peut être apprivoisée, elle est tolérable la violence non !
La télévision n’est pas seule en cause
Il est facile de trouver un responsable pour les accès de colère de nos petits et d’accuser la télé. Mais pour beaucoup de spécialistes le comportement agressif des enfants n’est que le reflet de leur société. En évoluant dans un environnement calme et pacifique et en n’étant pas exposés à trop de violence, nos enfants ne grandiront pas en devenant des êtres étouffés par la violence.
Bien sûr, il faut sélectionner avec attention les programmes ou les jeux vidéo qu’ils visionnent. Mais il faut aussi savoir que tout petit, les enfants utilisent la violence car ils n’ont pas d’autres moyens de faire passer leurs émotions. Un enfant qui développe un tempérament trop violent, c’est qu’il ne trouve aucun autre moyen de communiquer avec les autres. A l’âge de un an, les petits utilisent la violence sans faire la distinction entre le bien et le mal. Taper est juste une expérience comme une autre ! D’où l’importance de leur dire très tôt que ce que lever la main n’est pas une bonne chose. Si cette attitude persiste avec l’âge, il faut se montrer ferme. Il faut leur apprendre qu’il existe d’autres moyens que la violence pour obtenir ce qu’on veut et surtout qu’on n’obtient pas tout ! Les enfants à qui on ne refuse rien on du mal à assimiler cette frustration. Au Canada encore, un programme de médiation soutenu par l’Unicef a été mis en place auprès d’enfants très jeunes : on leur apprend à utiliser la parole plutôt que de se battre, à négocier, à concilier. Les résultats sont apparemment très prometteurs.
Un enfant violent plus qu’un autre a besoin d’être rassuré et sécurisé. Les parents peuvent essayer de le responsabiliser et de lui apprendre à reconnaître ses pulsions agressives. Et qu’on ne s’y trompe pas ! Les petits garçons n’ont plus l’apanage de la violence. Les filles en grandissant peuvent aussi se montrer bagarreuse. Un signe des temps ?
Comme nous le savons maintenant, les enfants ont tous une capacité à la violence. Les images que diffuse la télévision ne sont pas complètement en cause. Elles donnent peut-être des idées, mais il nous revient de choisir les programmes qui conviennent à l’âge de nos petits. Ils sauront faire la différence entre réalité et fiction. Car nos enfants imitent tout ce qu’ils voient.
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