Injuste, c’est ainsi qu’un jaloux voit le monde. Notre petit ne supporte pas la rivalité et il a peur de perdre sa place dans le cœur de maman. Pour le rassurer, on s’armera de patience et de compréhension. Il fait la moue, crie à l’injustice et fait parfois des demandes impossibles. Que se passe-t-il ? Notre petit est jaloux. Il envie son papa, sa petite sœur, son grand frère et on se retrouve au centre de ses récriminations. Si on résiste tant bien que mal à la tentation de le traiter de jaloux, ses remarques nous touchent quand même. On l’écoute car tout jaloux a droit à la parole.
Jalousie et culpabilité
La jalousie s’annonce dès que notre bambin se rend compte qu’il doit partager maman avec quelqu’un d’autre. Soudain, il n’est plus l’unique centre d’intérêt et se retrouve en compétition pour gagner l’amour d’un parent
Dans sa tête, le monde devient injuste et il voit toutes nos actions d’un mauvais œil. Jalousie rime avec culpabilité. Notre petit se sent coupable, donc pas la peine d’en rajouter ! Il a peur d’être abandonné ou ne pas être assez bien pour mériter de l’amour. Sa souffrance est grande et il tente de reconquérir un territoire qu’il pense avoir perdu. Il fait des bêtises, refuse d’obéir et nous rend la vie impossible pour attirer notre attention.
Il se met à tout comptabiliser : le temps qu’on lui consacre, les tâches qu’il doit accomplir, nos bisous, nos câlins et se compare à son rival. Bien sûr, il est toujours celui qui reçoit le moins ! Il faut alors naviguer entre deux eaux. On évitera de lui confier trop de responsabilités (les corvées ménagères ou la surveillance des plus petits) ou de le couver constamment.
Si un bébé arrive…
Face à ce sentiment de jalousie, notre cœur balance mais on fera travailler notre tête avant de faire ou dire n’importe quoi. Si on prévoit l’arrivée d’un bébé, on prépare notre enfant en lui expliquant ce que cela implique. Un bébé a besoin qu’on s’occupe de lui, les parents auront moins de temps, ce qui ne signifie pas qu’ils aiment moins l’aîné. On lui laissera le choix, il n’est pas obligé d’aimer ce nouvel arrivant et de s’en occuper, après tout, c’est un enfant !
Pour plusieurs d’entre nous, l’aîné, c’est celui qui doit être le plus responsable. Mais un enfant qui vient de perdre sa place d’élite ne pense pas forcément à chouchouter le petit dernier. Pour lui rappeler qu’on l’aime toujours, on se fera des tête-à-tête où il pourra parler de ses ressentiments. On ne le couve pas de cadeaux mais on le câline et on l’invite à nous aider avec bébé en nous apportant une couche propre.
Si bébé est tout simplement jaloux de papa ou d’une sœur, on se tourne vers les activités familiales: pique-nique ou nettoyage de printemps, grande ballade, séance de cinéma en famille… Il n’y a rien de mieux pour dissiper les malentendus ! Il aura ainsi l’occasion de partager des moments privilégiés avec chaque membre de la famille, y compris son rival. S’il y a disputes, on n’intervient pas. Laissons à notre petit l’occasion de faire des compromis. Mais s’il se replie sur lui-même et refuse de communiquer, on emploie alors les grands moyens : le psy.
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