On file chez le pédiatre dès que notre petit est malade et quand sa tête ne tourne pas rond, on va voir chez le psychologue. Les psys s’avèrent parfois plus bénéfiques pour bébé car il y va sans a priori… Contrairement à ses parents ! Depuis quelques semaines, notre enfant d’habitude si paisible fait des cauchemars. Il devient agressif avec les autres enfants. Il pleure régulièrement alors que c’était le bambin le plus souriant de sa classe. Il est hyperactif ou au contraire anormalement calme…
Ces changements brusques de comportement doivent nous alerter et nous inciter à rencontrer un psychologue s’ils perdurent. Mais d’autres signes plus discrets doivent nous mettre la puce à l’oreille : la peur d’un objet, d’un événement… Rien d’anormal aussi longtemps que ces troubles ne dépassent pas quelques jours. Il arrive parfois que notre bambin devienne incontrôlable et que les mots doux, menaces ou punition ne servent à rien. Au-delà d’une semaine, notre petit affiche le même comportement malgré nos câlins, mots rassurants ou autres techniques suggéré par le pédiatre, on prend rendez-vous chez le psy.
Un être intuitif
Les situations difficiles et parfois tragiques surviennent dans notre vie et par la même occasion, dans celle de bébé. Un décès dans la famille, un divorce, une maladie, une rentrée difficile dans le milieu scolaire, une naissance sont des facteurs ayant une incidence sur la vie de bébé. Un enfant, aussi petit soit-il, comprend bien des choses. Il ressent très vite notre difficulté à gérer la situation, ce qui le perturbe. Si papa ou maman se trouvent en difficulté c’est tout son monde qui vacille ! L’assurance et la sécurité incarnées par les parents se fissurent : pour l’enfant c’est une gigantesque source d’angoisse. Mais il peut arriver que notre petit ait lui-même des difficultés à appréhender un changement : une rentrée scolaire, la venue d’un autre enfant dans la famille et ce sont ses repères qui se trouvent bouleversés !
Ces situations nous amènent presque naturellement chez le psy pour passer ce cap difficile. En agissant de manière préventive, il s’agit alors de prévenir chez bébé d’autres troubles comme les difficultés du langage ou une anxiété permanente. On ne fait pas faux bond à notre rôle de parents quand on consulte un psy, au contraire. On amène notre petit chez le pédiatre quand sa santé n’est pas au top et on fait de même quand le psychisme de bébé ne tourne pas rond. Un enfant bien dans sa peau a plus de chances de passer une adolescence sans heurt !
Qui sonne l’alarme ?
En tant que parents, nous pouvons être les premiers à remarquer un trouble nécessitant une consultation. Notre bébé a changé de comportement du jour au lendemain, il refuse de dire ce qui ne va pas et se montre agressif. Mais parfois, nous ne verrons rien et nous ne devons pas nous en culpabiliser. Un regard extérieur comme celui d’une maîtresse sera plus objectif et détectera les petits troubles de nos enfants. Il ne faudra pas s’en offusquer si elle nous en parle.
Une fois qu’on a décidé de consulter, on doit choisir le spécialiste le mieux adapté. Les psychologues sont à notre service et au service de bébé. Le pédiatre ou l’éducateur sont les meilleurs guides pour orienter notre choix. Ils connaissent le milieu, la façon de procéder et les domaines de compétences de chacun d’entre eux. La consultation commence avec une conversation parents-psy pour exposer le problème. Ensuite, bébé se retrouvera avec lui : en fonction de l’âge et du trouble, il choisira une activité ludique, jouer ou dessiner pour faire connaissance. Après chaque consultation, le psy fera un compte rendu avec nous et discutera de la marche à suivre. Quelques séances suffisent parfois pour débloquer une situation.
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