Les conséquences d’un divorce à long terme est un sujet qui fait encore débat de nos jours. Certains diront que dépendant de l’attitude adoptée par les parents, les enfants peuvent plus ou moins apprendre à gérer cette situation. Le nombre de divorce augmentant, les enfants sont de plus en plus fréquemment élevés par leur père ou leur mère. En étudiant statistiquement de façon très pointue les données récoltées d’une étude suédoise, les scientifiques sont parvenus à la conclusion suivante : la monoparentalité dessert les enfants qui auraient tendance à être plus fragiles. Ils auraient de ce fait un risque de mortalité plus élevée, particulièrement entre 13 et 17 ans. Cela concernerait essentiellement les garçons, chez qui le risque de mourir serait deux fois plus élevé lorsqu'ils n'ont qu'un seul parent. Le risque d’accident est aussi plus important.
Chez les filles, il ne semblait y avoir aucune différence sur le taux en général. Mais en regardant précisément les causes de décès, les scientifiques ont trouvé que les adolescentes issues de familles monoparentales se suicidaient deux fois plus et avaient trois fois plus de risques de mourir suite à une overdose de drogues ou à l'excès d'alcool.
Les troubles psychologiques
Outre la mortalité plus importante, les enfants issus de familles monoparentales ont un plus fort risque d'exposition à divers problèmes. Ainsi, les troubles psychologiques (dépression, schizophrénie…) sont plus nombreux, notamment durant l'enfance plutôt que l'adolescence.
A lire avec précautions
Même si cette étude a porté sur un très grand nombre d'enfants, il convient de rester prudent. D'abord, il faut souligner que les scientifiques ont utilisé différents outils mathématiques pour essayer d'interpréter les résultats et comparer les groupes : leurs conclusions sont basées sur ces choix qui peuvent comporter une marge d'erreur. Il ne s’agit pas non plus d’affoler les parents qui élèvent seuls leurs enfants. L’enfant qui aura été entouré par l’affection de son père ou sa mère n’aura pas de problèmes particuliers. Dans l’immense majorité des cas, les enfants de familles monoparentales sont équilibrés et heureux. D’autant plus qu’il ne faut pas que la présence d'enfants soit le prétexte à rester ensemble : un enfant est de toute façon plus heureux dans une famille monoparentale avec peu de conflit qu'avec ses deux parents toujours en train de se disputer !
|